L’Essaim de Maya, une apiculture raisonnée

 

En 2017, l’activité d’apiculture débute avec 17 essaims, la plupart divisés cette année là pour former 32 ruches et ruchettes confondues. Les ruches utilisées sont dites Dadant.

Les ruchers se trouvent sur les communes de Lignac, La trimouille et Liglet. Sur la commune de Lignac, le rucher est disposé au milieu de prairies labélisées en bio. Le second rucher de la commune de La Trimouille est mobile permettant aux abeilles de profiter de la floraison des prairies, de la fôret avec une forte présence d’acacia et des cultures environnantes avec comme exemple le sarrasin. Pour finir à la ferme du Cri du Radis au lieu-dit Peucot à Liglet (86), où sont installées les ruchettes, le temps que les reines ‘nouvelles’ s’installent !

La relation aux abeilles,
les interventions aux ruchers

 

La peinture naturelle et l’aération de la ruche

Les ruches sont peintes avec de la peinture à l’eau microporeuse, permettant ainsi au bois de continuer à respirer. Cette peinture est utilisable en agriculture biologique.

L’humidité et toutes ses conséquences (moisissures, germes…) sont les ennemis des abeilles, c’est pour cela que l’emplacement des ruches est l’un des points les plus important pour la bonne santé du rucher.

Sur l’arrière des corps de chaque ruche, il y a une ouverture grillagée qui permet l’aération du corps en toutes saisons. En hivers les grilles d’ouverture des plaques d’envol sont abaissées, diminuant ainsi la ventilation.

La gestion du parasitisme

​La méthode employée pendant ces 3 premières années pour diminuer la pression du varoa a été de faire faire du couvain mâle aux abeilles. Pour se faire on dispose un cadre de hausse dans le corps de la ruche et lorsque les abeilles ‘coopèrent’ elles fabriquent des cellules de couvain mâle sur la partie manquante dans le corps. La reine y pond ses oeufs, le varoa s’y installe plus aisement car les cellules restent operculées plus longtemps que les cellules du couvain femelle. Le couvain est alors détruit avant que les individus ne naissent.

Les visites

Naturellement les abeilles essaiment en Mai, en ruche l’essaimage peut débuter dès Mars. C’est à cette périodes que les divisions sont possibles sur les ruches les plus fortes. Mi-Février, début Mars, les premières visites ont donc lieu. Les ruches sont soupesées est nourries avec le miel de l’année passée si nécessaire.

​Au printemps, les hausses sont installées sans mise en place de grille à reine. L’essaim peut alors occuper tout l’espace dont il a besoin au fil de la saison. L’hivernage, quant à lui, se passe toujours dans le corps de la ruche.

Le prélèvement de miel suit la floraison des plantes mellifères dominantes aux alentours des ruchers, comme l’acacia et le sarrasin. Le prélèvement s’effectue aussi au fil des saisons avec le miel de Printemps, récolté Mai-Juin et le miel d’Eté, récolté en Août.

La récolte du miel

Seul les cadres mûres sont prélevés aux abeilles. Les abeilles sèchent le miel et l’opercule, sa conservation est alors optimale.

Les prélèvements sont donc plus échelonnés évitant ainsi aux abeilles de connaitre des épisodes de famine pendant la saison.